Menu de fêtes acte 4 – Mendiants aux fruits secs

Mendiants aux fruits secs ©‎Fraise & Basilic

Si vous me suivez sur Twitter, vous avez peut-être vu passer mes tweets à propos de quelques heures à dormir sur un tabouret (je ne vous conseille pas) et d’une journée interminable passée aux urgences (qui entre nous peut se révéler être une vraie expérience sociologique mais là n’est pas le sujet). Il semblerait que mon cher est tendre se soit pris de l’idée plus qu’absurde de passer cette fin d’année 2016 allongé dans des draps siglés « hôpitaux de France ».

Cependant, malgré cette fin d’année plus que chaotique, je ne m’avoue pas vaincue, je vais tout de même vous poster ce dernier article qui clôt mon « menu de fêtes 2016 » (et puis je vous ai dit que le wifi à l’hôpital était 100 fois plus rapide que chez moi ?).

J’en profite pour vous souhaiter une très bonne fin d’année (un conseil, évitez les urgences il y a trop de monde et tous les médecins semblent s’être donnés le mot pour être en vacances en même temps) et je vous donne rendez-vous l’année prochaine.

Petits moelleux aux pignons et au miel

Petits moelleux miel et pignons de pin ©‎Fraise & Basilic

A la question, on a des copains qui débarquent dans trente minutes pour le goûter qu’est ce qu’on prépare, je crois pouvoir affirmer sans trop me tromper (après avoir expérimenté plusieurs choses avec plus ou moins de réussite) que la bonne réponse pourrait être  « financiers » ou en tout cas quelque chose qui y ressemble.

Il faut le bien se l’avouer, le financier est la carte Joker de tous goûter improvisé. Déjà parce que le côté beurre noisette de la chose a, dès la première bouchée de quoi nous convaincre de son bien-fondé et de deux, parce que cette petite pâtisserie ultra-rapide à préparer, se décline à loisir (je dois déjà avoir à mon tableau de chasse du financier des versions au citron, au jasmin, au pop-corn, aux pistaches et aux framboises et j’en passe...).

Aujourd’hui c’est une version un brin classique que je vous propose, mais revisitée avec l’ajout de pignons, ce qui ramène une petite note croquante et le remplacement d’une partie du sucre par du miel (il va sans dire que meilleur sera le miel, meilleur sera le financier #unpointcesttout).

Dans un monde parfait où tout pourrait être prévu à l’avance, un petit tour au réfrigérateur de la pâte est conseillé, dans un monde normal où l’on a pas envie d’attendre des heures quand on a une envie de financiers, on s’en passera. Si l’on ne devait respecter qu’une seule chose dans cette recette c’est vraiment l’utilisation d’un beurre noisette qui pour moi fait toute la différence en terme de goût (ah et aussi le fait d’enfourner très chaud, puis de baisser ensuite le thermostat ce qui va permettre d’avoir un intérieur très moelleux et une vraie croute croustillante – Ok ça fait deux choses…)

Cookies aux pépites d’érable et noix de pécan

cookies aux pépites d'érable et noix de pécan ©‎Fraise & Basilic

Où comment une recette de cookies peut devenir un post un brin engagé.

Après l’espèce de grosse claque gentiment venue de l’autre côté de l’Atlantique ce mercredi matin, je pense, sans devoir être trop loin de la réalité, que l’arrivée d’un peu de comfort food sur le blog ne fera de mal à personne. Alors bien sur, ces cookies ne feront pas revenir Michelle et Barack de sitôt, mais ils auront au moins le mérite de nous faire oublier l’espace d’un instant combien les 4 prochaines années à venir risquent d’être bien moins enjouées que les 8 dernières.

Comme il me semble raisonnablement impossible de préparer un stock de cookies – au càs où – suffisant d’ici avril, je vous invite plutôt à faire en sorte que le moment venu, on mange nos cookies par plaisir et non pas des regrets plein la tête. Alors oui on risque d’avoir le choix entre la peste et le choléra, mais au milieu de ce choix cornélien, l’une de ces options sera forcément « moins pire » que l’autre.

cookies aux pépites d'érable et noix de pécan ©‎Fraise & Basilic