Les chefs font leur cinéma - Nespresso Cannes  ©‎Fraise & Basilic

Parenthèse, paillettes et gastronomie – Les chefs font leur cinéma

Les chefs font leur cinéma - Nespresso Cannes ©‎Fraise & Basilic

En ce mercredi pluvieux, je vous invite à retrouver, le temps d’une jolie parenthèse dorée, les paillettes, le sable fin et le ciel bleu Cannois.

Il y a de cela quelques semaines, grâce à Nespresso, j’ai eu la chance de vivre un moment d’exception en plein festival de Cannes. Pour la 3ème année consécutive, Nespresso, partenaire officiel du Festival de Cannes et de la Semaine de la critique, organisait en effet un évènement d’exception mêlant haute gastronomie et cinéma : les chefs font leur cinéma. Un principe qui a déjà fait ses preuves lors des deux premières éditions : 3 chefs étoilés, 3 films qui ont marqué l’histoire de la croisette et un fil rouge, celui d’inventer une histoire gourmande en 5 plats autour de l’univers du film pour quelque 70 convives.

Après Armand Arnal, chef de La Chassagnette à Arles (1 étoile Michelin) et son interprétation survoltée d’Underground d’Emir Kusturica (Palme d’Or 1995), Jean-François Piège (2 étoiles Michelin), que l’on ne présente plus et son menu sans fausses notes autour du film Le Guépard de Luchino Visconti (Palme d’Or à 1963), Cédric Béchade, chef de L’Auberge Basque à St Pée sur Nivelle (1 étoile Michelin) était le dernier à s’essayer à l’exercice en mettant en scène The Artist de Michel Hazanavicius.

Menu de fêtes ©‎Fraise & Basilic

Menu de fêtes

Menu de fêtes ©‎Fraise & Basilic

{ NOTE DE SERVICE } Vous voulez du gourmand, du fondant, du croquant (non vous n’aurez pas Lignac avec...) ? Alors je vous donne rendez-vous dès demain et ce, pour toute la semaine pour découvrir mon menu de fêtes. Au programme, du foie gras, des Saint Jacques, du chapon et un dessert plutôt gourmand. A demain !

Menu de fêtes Fraise & Basilic 2015

Le coeur en miettes ©‎Fraise & Basilic

Le cœur en miettes

Le coeur en miettes ©‎Fraise & Basilic

Les vendredi 13 sonnaient jusqu’à présent comme des dates un peu à part sur le calendrier, de celles sur lesquelles on rejetait la faute lorsque nos journées n’étaient pas à la hauteur et où l’on espérait secrètement que le ticket payé deux euros bien planqué au fond de nos poches allait nous permettre de rêver un peu plus grand.

Ce vendredi 13 novembre 2015 n’a pas fait exception à la règle. On a pesté contre le bus en retard, soupiré lorsque la connexion 4G a fait des siennes, râlé contre le café renversé sur un coin de table, et finalement balayé tous ces petits tracas d’un revers en les mettant sur le compte de cette date sur le calendrier. Mais comme les vendredis 13 étaient avant tout des vendredis comme les autres, les « TGIF » avaient fleuris sur les réseaux sociaux, et dans la vraie vie on savourait déjà les prémices de ce week-end qui s’annonçait plutôt clément pour un mois de novembre. Un vendredi comme les autres, où tous les prétextes étaient bons pour se rassembler, pour boire un verre et pour rire.

A 22h, ce vendredi que l’on chérissait déjà tant à basculé dans l’horreur. Dès les premières images, on a nouveau pensé que ce n’était pas possible, que ces images de Paris exsangue ne pouvaient être réelles. Et puis les heures ont défilé, les poings se sont serrés, les cœurs se sont brisés. Ils s’appelaient Mathieu, Lola, Romain ou Guillaume, ils étaient la jeunesse, la mixité, l’ivresse et la joie. Au moment où les premières balles ont sifflé autours d’eux ils chantaient, dansaient et riaient avec les amis. Qui devrait mourir d’avoir juste voulu vivre ? Vendredi on a cherché à piétiner ces valeurs qui nous rendent fiers d’être Français, on a voulu à faire taire ce mot qui ne devrait s’écrire qu’avec un grand « L », la Liberté. La Liberté de vivre, de rire, d’être ivre d’aimer, de danser, de chanter et de sourire, partout, tout le temps.

Aujourd’hui les chiffres ne comptent pas.

Ce qui compte ce sont ces visages souriants, si jeunes, si vivants qui ne se sont pas relevés ce soir là, ce sont les avis de décès qui succèdent désormais aux avis de recherche.

Ce qui compte c’est que lorsque Paris était à genoux les portes se sont ouvertes.

Ce qui compte c’est cette jeune fille, Sophie, qui après avoir pris une balle dans le bassin ce soir là au Bataclan a encore le courage d’en plaisanter en disant qu’elle n’a pas eu de chance, mais que comme c’était aussi la journée de la gentillesse alors on l’avait quand même laissée vivre.

Ce qui compte ce sont ces drapeaux que l’on embrasse, ces Marseillaises que l’on entonne un peu partout, ses terrasses qui se remplissent à nouveau, comme pour clamer haut et fort que même si nos cœurs sont en miettes, ils battent encore à l’unisson.