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UNE PETITE SOURIS DANS LES COULISSES DE L’ATELIER NESPRESSO

Du 23 au 29 janvier dernier, l’Atelier Nespresso prenait ses quartiers, en marge du Sihra, dans un lieu éphémère tenu secret. Le principe ? Proposer à quelques privilégiés de vivre une expérience gastronomique unique grâce aux 8 chefs et deux sommeliers participants à l’évènement.

De Christelle Brua, à Jean-François Piège en passant par Thibaud Sombardier ou encore David Toutain, tout le gratin de la gastronomie française avait pris place cette semaine là en duo dans les cuisines de l’Atelier Nespresso avec un seul mot d’ordre, celui de sublimer les grands crus Nespresso. Alors quand l’agence 14 septembre m’a proposée de passer une journée dans les coulisses de cet évènement, vous imaginez bien que je n’ai pas hésité très longtemps.

Après avoir vu toute la semaine défiler dans ma TL des photos plus alléchantes les unes que les autres au sujet de cet évènement, le jeudi matin je ne tenais plus en place. 11h, j’arrive devant une très jolie porte, en plein cœur du 7eme arrondissement de Lyon. En haut d’un escalier en colimaçon, le décor se révèle, juste superbe. Un atelier photo entièrement redécoré pour l’occasion, avec verrière, poutres métalliques et parquet ancien, autant vous le dire tout de suite, je me serais bien vu poser dans ce lieu, mes valises définitivement.

Pas le temps de souffler que me voici déjà réquisitionnée pour façonner les mini gnocchis qui seront servis dans la journée. L’atelier gnocchis aidant l’ambiance est conviviale et je découvre peu à peu les chefs David Toutain et Christelle Bru qui s’affairent à quelques mètres pour terminer la mise en place du premier service de la journée.

Midi arrive, les invités prennent place à table prêts à en découdre avec le menu de choc annoncé ce jour-là. Assise tout prêt du pass pendant tout le service, j’ai donc une place de choix pour assister au dressage et à l’envoi et surtout pour découvrir les plats des chefs.

A ce stade du récit, il faut que je vous avoue quelque chose. Je n’aime pas le café. Oui c’est un fait, à part quelques tasses avalées sans grande conviction plus jeune, je n’ai jamais accroché sur cette boisson. C’est donc peu confiante sur ma capacité à apprécier totalement la cuisine qui sera servie dans quelques instants que je m’aventure à goûter le premier plat.

On ne fera pas durer le suspense plus longtemps, pour moi ce menu était une vraie réussite. Alors oui le gout du café était globalement présent dans tous les plats, mais la subtilité avec lequel les chefs l’avait intégré dans les différentes préparations m’ont fait complètement changer d’avis sur le sujet.

Le repas se termine, la salle se vide, il est l’heure pour nous de faire une pause avant de reprendre du service pour le repas du soir. On file au Mama Shelter à quelques rues de l’Atelier, profiter jouer au Babyfoot qui de David Toutain ou de moi posera les questions de l’interview. Il semblerait que je n’ai que deux défauts, celui de détester le café et celui de ne pas être foutue de coordonner mes mains et mon cerveau ce qui se pose comme un sérieux problème quand il s’agit de jouer au babyfoot. de l’immense Babyfoot pour quelques parties animées. Bien évidemment je perds (ou du moins je le laisse gagner, question de point de vue), ce qui me condamne à mener l’interview.

Je découvre un homme simple (même si considéré par ses pairs comme l’étoile montante de la gastronomie française) qui parle de sa cuisine, comme d’une cuisine de produits en perpétuelle recherche d’équilibre, une cuisine façonnée au rythme de rencontres, de voyages. Un chef, qui évoque des étoiles plein les yeux le gratin de coquillettes de sa grand-mère lorsque je lui demande quelle a été son émotion culinaire la plus forte. Un chef qui au sein de son restaurant éponyme, ouvert il y a à peine un an dans le 7ème arrondissement de Paris, à pour volonté de surprendre les gens avec des associations inédites comme son plat signature, l’anguille fumée au sésame noir.


Je ne peux donc décemment pas terminer cet article sans remercier chaleureusement toute l’équipe de l’agence 14 septembre pour leur accueil et leur gentillesse, ainsi que David Toutain pour sa disponibilité.

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ET PUIS HIER.

Je-suis-Charlie

J’avais prévu de vous parler de choses légères. De commencer ce premier article de 2015 en vous souhaitant une année pleine de paillettes et de licornes, de vous dire de suivre vos rêves et tant qu’à faire, de rêver grand.

Et puis hier.

Et puis ce 7 janvier 2015, le monde est devenu un peu plus fou encore, les armes ont cru pouvoir faire taire les stylos.

Hier, j’ai du expliquer à deux enfants de 3 et 6 ans, la gorge nouée, pourquoi 12 hommes étaient morts, pour le simple fait d’avoir tenu un crayon entre leurs mains, d’avoir défendu leur pays et leurs idées. Hier j’ai essayé avec des mots simples, de leur expliquer l’inexplicable, de mettre des mots sur l’impensable. Hier, pour la première fois, je me suis demandée si avoir eu deux enfants dans ce monde un peu fou était une bonne idée.

Aujourd’hui, ma fille a connu, du haut de ses 6 printemps, sa première « minute de calme » comme elle m’a dit.

Aujourd’hui, je suis fière d’être française. Fière d’avoir vu un peu partout dans mon pays, des villes noires de monde, se relever, s’unir et dire non à l’intolérance, non à la violence, non à la liberté d’expression qu’on assassine.

Aujourd’hui, je sais que ces hommes qui ont voulu nous faire taire, n’auront réussi à le faire qu’une minute.

Aujourd’hui, plus que jamais, je suis Charlie.